Victoire sans appel pour Guillaume Pirouelle sur la Trin’40
Départ le vendredi 24 avril 2026 à 14h00
C’est ce qu’on appelle une belle démonstration, et une sacrée ouverture de saison ! Après 4 jours, 30 minutes et 14 secondes de course, le skipper de Sogestran-Seafrigo a franchi en tête la ligne d’arrivée de la première édition de la Trin’40, à 14 h 30 m 14 s*, mardi 28 avril. Il a bouclé le parcours à la vitesse moyenne de 8,4 nœuds.
Le Havrais, qui a pris la tête de la flotte au deuxième jour de course devant la pointe de Penmarc’h, ne l’a plus jamais lâchée, imposant au reste des concurrents une cadence impressionnante, sans jamais laisser la moindre chance à ses poursuivants directs de lui recoller aux safrans. Six mois après avoir remporté la Transat Café L’Or, et après un hiver marqué par un trophée Jules Verne victorieux à bord Sodebo Ultim 3, Guillaume Pirouelle montre qu’il faudra assurément compter sur lui pour animer l’intense saison 2026 qui s’ouvre en Class40.
Les premiers mots de Guillaume Pirouelle à l'arrivée au ponton :
« J’ai essayé de ne pas laisser beaucoup de chances à mes petits camarades, mais ils ont poussé fort derrière quand même ! Je me suis battu pour rester devant, après c’est sûr qu’il y a de l’écart à l’arrivée mais c’est les conditions aussi qui faisaient que c’était un peu l’élastique qui se tendait et se détendait en permanence. Après j’avais toujours peur de Corentin Douguet, qui va vite au près, il y en a d’autres aussi, mais il y avait un peu plus d’écart. J’ai un bateau qui va vite au portant, c’est comme ça que j’ai pris la tête, après j’ai résisté aux attaques on va dire ! Mais c’est cool parce qu’on essaie avec l’équipe de gommer les défauts au près, et petit à petit on commence à trouver, donc c’est chouette !
Je n’avais pas fait de solitaire comme ça depuis mes années Figaro, il y avait eu le retour des Sables-Horta, mais c’était pas du rase cailloux comme ça. Après j’adore ça, mais là ce matin c’était dur, je m’endormais devant l’ordinateur ! Les conditions étaient très très instables, c’était hyper dur d’aller dormir. En tous cas, dès qu’on allait dormir, c’était prendre le risque d’être beaucoup moins rapide, donc on est beaucoup à pas avoir beaucoup dormi. En termes de lucidité ça va, mais je piquais du nez ! C’est clair qu’on aurait pas pu tenir à ce rythme là sur vingt jours… C’était un parcours sans gros choix stratégique, c’était bien pour travailler la vitesse et se comparer aux autres, avec surtout des longs bords, tenir les positions longtemps, c’était pas toujours facile, mais c’est un bon exercice, et une bonne reprise en solitaire ! »
*Avant jury