Derniers mots avant de partir en mer : "On sait que le début va être tordu !"
Départ le vendredi 24 avril 2026 à 14h00
Briefing matinal, derniers préparatifs et routages : la flotte des trente Class40 est fin prête pour prendre le départ de cette première course en solitaire de la saison 2026. Echanges avec quelques marins :
Guillaume L’Hostis, Alternative Sailing - Constructions du Belon :
"On peut me souhaiter comme cadeau d’anniversaire du vent, parce que ça s’annonce un peu erratique au début ! Du match, avec cette flotte qui s’annonce encore incroyable, franchement c’est un super niveau, des supers bateaux ! Et beaucoup de plaisir, des manœuvres réussies, reprendre mes marques, profiter de cette deuxième course en solo sur le bateau. Ce matin, la préparation est étonnamment tranquille, c’est vrai que c’est l’avantage de partir de la maison, ça nous a fait gagner un peu d’énergie en logistique donc on en profite. On a fait des bons stages avec le groupe d’Orla Bay aussi, ça aide à se sentir serein, d’autant que j’ai l’aide de toute l’équipe d’Alternative Sailing pour préparer le bateau. Donc j’ai toutes les cartes en mains pour faire une belle course et c’est vraiment l’objectif avant de faire un bon résultat, même si j’espère bien batailler devant !"
Corentin Douguet, Faites un don sur SNSM.org :
"Ca fait quatre ans que j’ai pas navigué en solitaire donc je vais voir si je sais encore faire ! Les conditions sont plutôt clémentes, même si le retour au près sera un peu plus penché et humide, mais rien de dramatique. On va voir si on a rien oublié pour le solo, c’est vrai qu’à deux il y a toujours une petite main qui traîne pour décoincer les trucs qui coincent, là il n’y aura pas, donc ça va être intéressant ! L’avantage de mon grand âge c’est que j’ai quelques milles en solitaire au compteur donc je suis pas trop inquiet là-dessus, il va falloir trouver les bons moments pour aller se reposer, mais c’est une bonne entrée en matière pour cette saison 2026. Après, les conditions vont être assez aléatoires, donc le résultat global ne sera pas forcément significatif, il faudra analyser tronçon par tronçon. Mais s’il y a possibilité d’aller la gagner, je ne me gênerai pas !"
Keni Piperol, Drepaction :
" Ca a été bien compliqué ces derniers jours, mais j’ai récupéré un mât, c’est bon. Mais j’y ai laissé un peu de points de vie au niveau énergie donc il va falloir pas se tromper d’objectif sur la course, il va falloir retrouver ses marques en solitaire, ça fait quatre ans que ça ne m’est pas arrivé ! Tout le monde va se regarder un peu, regarder les modifications de l’hiver, j’y vais sans trop de pression. Le parcours a été raccourci, c’est un peu dommage, mais ça se comprend, et pour une première c’est bien de nous éviter le rail des cargos aussi, ça réduit là aussi la pression. C’est plutôt la météo qu’il va falloir dompter, c’est incertain, il va falloir garder les petits aériens en haut de mât ! Je veux trouver un rythme, pas arriver trop épuisé à l’arrivée, même si on va se prendre au jeu de la régate et que ça risque de déraper, mais on va essayer de déraper le moins possible !"
Quentin Le Nabour, Bleu Blanc Planète Location :
"Je me sens bien, on va avoir des conditions clémentes, tous les voyants sont au vert. La dépression orageuse qui balaie le plan d’eau rend les choses incertaines, la direction a fait son choix, on va adapter nos tactiques, donc ça fait un peu plus de boulot ce matin que prévu ! C’est quand même sympa de partir de la maison, il y a eu un super accueil à la Trinité-sur-Mer, on est hyper contents d’avoir eu trente Class40 sur les pontons, donc hyper contents d’avoir été à l’initiative de cette course !"
Thimoté Polet, Zeiss :
"C’est bien que le parcours ait été raccourci, ça aurait été un peu long autrement ! Le premier vertige, c’est le début de première nuit qui peut être très mou et très aléatoire, donc très concentré sur ça, et après ça devrait dérouler un peu plus facilement. Ca va être intéressant, on va engranger plein de datas, on va vérifier plein de choses qu’on a mis en place ces derniers temps, vraiment hâte de voir tout ça ! Donc on va tester les nerfs d’abord, et le travail de cet hiver après. Il n’y a plus qu’à, sans trop de pression !"
William Mathelin-Moreaux, Patapain Les Invincibles :
« Très excité à l’idée de partir, parce qu’on sait que le début va être assez amusant et tordu surtout ! Il va falloir être très opportuniste, au bon endroit pour réussir à s’échapper avant Belle-île, rester zen, là-dessus ça va, moi j’aime bien la pétole ! Dans tous les cas la course est longue. Je veux faire de belles manœuvres, faire les choses proprement, mettre en place les routines. Le bateau est bien opérationnel, j’ai pas de craintes côté techniques donc c’est agréable ça ! Après c’est une course qui reste courte, donc on peut se permettre de se mettre aussi un peu dans le rouge et attaquer un peu, l’idée c’est clairement pas de regarder les autres, même si le niveau est très homogène et que ça va envoyer ! »